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Prévention cardio-neuro-vasculaire : une loi qui conforte le rôle des kinésithérapeutes

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La loi visant à doter la France d’une stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires est promulguée au Journal officiel du mardi 28 juillet 2026.

Ce texte fait désormais de la prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires, deuxième cause de mortalité en France, un axe structurant de la politique de santé publique.

Il instaure notamment une stratégie nationale pluriannuelle et renforce les dispositifs de sensibilisation, de dépistage et de prévention des principaux facteurs de risque au sein de la population.

Les kinésithérapeutes au cœur de la prévention

Cette nouvelle loi reconnaît aux kinésithérapeutes la possibilité de mesurer la pression artérielle de leurs patients. Cette disposition, de bon sens, sécurise juridiquement cette pratique et conforte le rôle des kinésithérapeutes dans le repérage précoce de l’hypertension artérielle. En effet jusqu’alors, conformément à l’article R4321-9 du code de la santé publique, le kinésithérapeute n’’était habilité à prendre la tension artérielle et les pulsations que « dans le cadre des traitements prescrits par le médecin et au cours de la rééducation entreprise ».

Le texte élargit par ailleurs les possibilités d’intervention en matière de prévention en associant davantage les étudiants en santé, dont les étudiants en kinésithérapie. Ceux-ci pourront contribuer aux actions de sensibilisation, renforçant ainsi la diffusion des messages de prévention auprès de la population.

Le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes soutenait pleinement ces deux évolutions, qui renforcent la place des kinésithérapeutes dans la prévention des maladies neuro-cardio-vasculaires.

Agir sur la prévention à toutes les étapes de la vie.

Au-delà du secteur sanitaire, la loi renforce également les actions de prévention dans les différents lieux de vie. En milieu professionnel, le code du travail est modifié afin de développer les actions de sensibilisation aux risques cardio-neuro-vasculaires, en partenariat avec les associations agréées de prévention en santé, les CPTS, les étudiants en santé, les organismes mutualistes et les organismes de prévoyance.

En milieu scolaire, les visites médicales devront désormais intégrer une information spécifique sur les facteurs de risque cardio-neuro-vasculaires afin de développer une culture de la prévention dès le plus jeune âge. Le dépistage précoce des maladies cardio-neuro-vasculaires, notamment de l’hypercholestérolémie familiale et du diabète de type 1 préclinique, devra être réalisé lors de la visite médicale obligatoire des six ans de l’enfant.

Un rapport d’évaluation relatif à la mise en œuvre de ces dispositions et présentant une analyse médico‑économique des mesures engagées devra être remis au Parlement dans un délai de trois ans.