L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes souhaite rappeler l’importance et la nécessité d’un engagement collectif en faveur de la vaccination.
Acteurs majeurs de la vaccination en France, les professionnels de santé sont des relais indispensables des messages de santé publique en raison de leur mission d’information des patients et des objectifs affichés de la vaccination quant à la protection, non pas individuelle mais générale de la population.
Se faire vacciner, c’est être à la hauteur de la confiance accordée par ses patients mais aussi de continuer d’assurer leur sécurité !
Bilan épidémiologique 2025-2026
« Chaque hiver, la grippe, le Covid-19 et la bronchiolite entraînent des complications graves et pèsent sur le système de soins.
La saison grippale 2025-2026 a été marquée par un recours important aux urgences : près de 115 000 passages pour syndrome grippal, dont environ 20 % ont conduit à une hospitalisation. Environ 1 600 épisodes de cas groupés attribués à la grippe ont été constatés dans les établissements médico-sociaux. Pendant la période épidémique, 12 140 décès en excès toutes causes confondues ont été recensés, faisant de cette saison l’une des plus intenses depuis 2011.
La bronchiolite a suivi une dynamique saisonnière d’intensité relativement faible chez les nourrissons, probablement en lien avec la campagne de prévention contre le virus respiratoire syncytial (VRS), par vaccination maternelle ou anticorps monoclonaux.
Le SARS-CoV-2 a circulé à bas bruit pendant l’hiver 2025-2026, sans impact notable sur le recours aux soins.
Les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées, les femmes enceintes et les nourrissons sont particulièrement exposés au risque de complications. Les mesures de prévention doivent être adoptées par tous avant la circulation intense des virus.
Une mobilisation des acteurs de la prévention tout au long de la saison
L’assurance maladie déploiera sa campagne d’information sur la vaccination contre la grippe du 17 octobre au 20 décembre, avec des messages adaptés aux publics à risque. Des spots seront diffusés sur les chaînes de télévision nationales et régionales, les plateformes de vidéo en ligne et les stations de radio nationales à large audience. Une communication numérique ciblée complétera le dispositif pour apporter des informations adaptées à chaque situation. L’objectif est de sensibiliser les personnes à risque aux conséquences graves de la grippe et de les aider à prendre les bonnes décisions pour leur santé.
Les courriers d’invitation, accompagnés d’un bon de prise en charge à 100 % et d’un dépliant d’information, ont été envoyés par l’Assurance Maladie en septembre. Un email annoncera le lancement de la vaccination le 13 octobre, puis deux relances espacées de trois semaines seront adressées par SMS ou email aux personnes invitées qui ne se sont pas encore fait vacciner.
Les personnes nouvellement invitées ayant souvent moins recours à la vaccination, des téléconseillers prévention en santé appelleront 250 000 assurés invités pour la première fois et en situation de fragilité, notamment des bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou des personnes sans médecin traitant.
Santé publique France diffusera sa campagne de promotion des gestes barrières à partir du 5 octobre 2026. L’agence assure également l’estimation des couvertures vaccinales.
Les professionnels de santé, les agences régionales de santé et les acteurs des établissements et services sanitaires, sociaux et médico-sociaux ont un rôle essentiel pour relayer les recommandations et accompagner les personnes les plus vulnérables.
L’ANSM surveille la sécurité des vaccins et des traitements utilisés pour prévenir ou prendre en charge ces infections. Dans le cadre de la pharmacovigilance, elle recueille et analyse les signalements d’effets indésirables et informe, lorsque cela est nécessaire, les professionnels de santé et le public. Elle invite chaque professionnel et chaque patient à déclarer les événements indésirables via le portail de signalement des évènements sanitaires indésirables.
La prévention des infections respiratoires se prépare avant les premières vagues épidémiques. Nous disposons de plusieurs moyens de réduire les formes graves : la vaccination lorsqu’elle est recommandée, la protection des nourrissons contre le VRS et les gestes barrières. Notre responsabilité est aussi de donner à chacun une information claire et fiable pour pouvoir agir au bon moment. Dr Grégory Emery, directeur général de la Santé »