Le 14 septembre 2026, Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des kinésithérapeutes, s’est vu remettre par Stéphanie RIST, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, les insignes d’officier dans l’ordre national du Mérite.
Lors de son allocution, Stéphanie RIST a rappelé que c’est à Bordeaux que Pascale MATHIEU a choisi la voie de la kinésithérapie et s’est formée. C’est ensuite au CHU de Bordeaux qu’elle poursuit sa carrière, dans un service de réanimation traumatologique et chirurgicale. La ministre précise : « Vous n’avez jamais parlé de kinésithérapeutes depuis une position extérieure à leur pratique. Vous connaissez la relation au patient, sa prise en charge et la diversité du métier. Cela tient notamment à votre parcours en neurologie, en neuropédiatrie, auprès d’autres patients, en rééducation uro-gynécologique et chronique, en cancérologie féminine et auprès d’enfants porteurs de lourds handicaps. »
Stéphanie RIST poursuit : « Dans votre exercice, au-delà de l’acte technique, il y a un attachement à l’essence du métier : protéger ou restaurer l’autonomie de celles et ceux qui ont traversé une épreuve, un accident, une maladie ou un handicap. Remettre debout, parfois au sens le plus littéral du terme.
Cette expérience du soin est un chapitre fondateur d’une carrière fidèle à un engagement au service des patients, de l’accès aux soins et d’une profession. »
En 2006, lors de l’installation de l’Ordre, Pascale MATHIEU devient la première présidente du conseil départemental de l’ordre de Gironde. Après avoir été élue secrétaire générale du Conseil national en 2011, c’est seulement trois ans plus tard qu’elle est élue présidente. Elle est depuis réélue en 2017, 2021 et 2024.
Au-delà de vouloir rassembler une profession, Pascale MATHIEU a surtout souhaité que l’institution serve et protège les patients, fasse respecter la déontologie et évoluer la formation et les compétences, ainsi que la place des kinésithérapeutes dans le système de santé français.
Stéphanie RIST a également souligné ses combats pour l’accès direct, contre les fake news et la désinformation en santé, faisant régulièrement face au « poison des fausses promesses adressées aux patients et aux familles », mais aussi dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, en demandant qu’un professionnel définitivement condamné ne puisse plus exercer auprès des patients.
La ministre a souligné l’engagement citoyen de Pascale MATHIEU, notamment à travers l’association Langage de femmes, qui œuvre pour faire de l’éducation et de la connaissance les meilleurs boucliers contre la haine et la montée des extrémismes.
Pour conclure, Stéphanie RIST a rappelé : « Vous avez consacré une carrière à permettre à d’autres de retrouver du mouvement, de l’autonomie, de la dignité. Puis, vous avez aidé toute une profession, en lui donnant confiance en ses compétences, en l’accompagnant pour assumer ses responsabilités et en obtenant pour elle la place qui doit être la sienne dans notre système de santé. »
Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national, s’est dite honorée de recevoir cette décoration : « En me remettant aujourd’hui les insignes d’officier dans l’ordre national du Mérite, vous honorez une kinésithérapeute. A travers elle, vous honorez aussi tous ceux qui, chaque jour, soignent, accompagnent, enseignent, s’engagent et servent discrètement notre pays. Je reçois cette distinction avec fierté, mais surtout avec gratitude et avec le sentiment renouvelé du devoir qui m’incombe ».
La présidente de l’Ordre a évoqué les chantiers prioritaires à mener pour la profession dont la réforme de la première année, qui est en cours, l’évolution de la formation initiale de la profession qui devra être à coût universitaire, la généralisation de l’accès direct et la mise en place d’un statut de l’élu, tant la situation actuelle précarise ceux qui s’engagent.
Pascale MATHIEU est également revenue sur les nombreuses évolutions intervenues depuis 20 ans et sur la transformation profonde qu’a connue la kinésithérapie : la construction d’un Ordre professionnel, l’obtention d’une formation en cinq ans puis du grade master, le développement de l’accès direct, le renforcement des capacités de prescription et la reconnaissance de la place des kinésithérapeutes dans la prévention comme dans le parcours de soins.
Pour l’avenir, elle souhaite s’engager afin d’améliorer la pertinence des soins, l’autonomisation des patients, et pour que les patients qui nécessitent des soins de kinésithérapie en bénéficient.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence notamment du conseiller d’État Jacky RICHARD, de Roger-Philippe GACHET, secrétaire du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Sophie DI GIORGIO, trésorière générale, Frédéric SROUR, conseiller national, de Florence LASSARADE, sénatrice de la Gironde, de Florian PORTA BONETE, conseiller départemental de Gironde, de Thomas CAZENAVE, maire de Bordeaux, de Vincent-Nicolas DELPECH, directeur général du centre hospitalier universitaire de Bordeaux, de Thomas MESNIER, chef du pôle urgences du CHU de Bordeaux, de Gérard CHENOT, président de ANMONM Gironde (Association nationale des membres de l’ordre nationale du mérite), de Françoise JEANSON, vice-présidente recherche, enseignement supérieur du conseil régional Nouvelle-Aquitaine, et des présidents des conseils départementaux de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes de Dordogne, de Corrèze, de Gironde, des Landes et des Deux-Sèvres, ainsi que des présidents des ordres des professions de santé.







